samedi 28 juin 2014

L'art naïf est-il naïf?

En faisant de la peinture, on s'aperçoit assez rapidement qu'il faut distinguer l'art du réalisme, ce n'est pas parce que votre tableau ne sera pas réaliste qu'il n'en sera pas pour autant un tableau.

Le monde d'Estéban
octobre 2013

Le réalisme c'est un courant en art, mais qui est égal en cela à tous les autres courants.
 
C'est pourquoi je suis d'accord avec ceux qui cherchent autre chose dans un tableau que la ressemblance avec une photo.
 
"Le sapin"
Novembre 2013


L'art possède une qualité, sûrement indescriptible, une forme de communication que seul l'œuvre passe.
 
Lorsqu'on intègre cela en soi, on commence à comprendre que ce qui construit notre style est notre réussite à aller vers notre imaginaire, en un mot notre monde.
 
Il n'y a sûrement rien de plus compliquer.
 
Bien de ce que l'on dessine semble banal, pourtant je me suis juré de ne rien écrire ou dessiner qui ne se fait déjà.
 
C'est là que j'ai eu l'idée de l'art naïf comme une dérision des commentaires que l'on peut entendre lorsqu'on a l'audace de montrer notre peinture.
 
Chaque œuvre est respectable.
 
L'art naïf se qualifierait donc pour des œuvres qui paraissent dans leur première approche simple et crédule, mais qui en fait possède deux aspects importants :
  1. l'artiste nous fait découvrir son monde
  2. et il communique un message.
 
L'art naïf a donc l'apparence naïf, mais se révèle au contraire un bon remède de liberté.





samedi 21 juin 2014

Première peinture (suite 2)

J'ai continué de peindre pour mes enfants car, finalement, on peint toujours pour quelqu'un. L'art se fait cadeau et la raison du temps que l'on y consacre prend du sens.

Alors pourquoi pas un Pélican?

J'ai un souvenir exact lorsque je l'ai créé ce qui n'est pas le cas de tous les tableaux. Pour beaucoup on oublie que nous les avons peint.

La mémoire serait donc sélective...




"Le Pélican"
par Xavier Pérez, septembre 2013

mardi 17 juin 2014

Première peinture (suite 1)

Lorsqu'on commence à peindre, mise à part le fait que l'on ne sait plus si on est un adulte ou un enfant, l'important est de réussir de s'isoler de tout ce qui nous entoure, de ne plus voir que notre imaginaire...

On se cherche dans nos traits et nos coups de pinceaux.

Il peut en sortir des choses étranges: des tests, comme ce tableau, la chute d'eau...

"La chute d'eau" de Xavier Pérez
Mai 2013



 

mercredi 11 juin 2014

Première peinture

L'indulgence des premières peintures qui nous demeurent chères par leur simplicité, celle-là même que nous devrions toujours garder.

Le jour où on la termine, elle est géniale, elle nous donne envie de continuer, et nous faisons mieux, nous repoussons nos limites.

Avec le temps, sa beauté est notre nostalgie et une évidence que nous avions en nous, nulle question, juste des certitudes, et pourtant...



"L'arbre libéré",
œuvre de Xavier Pérez,
Mai 2013